9 mars 2007
Comme promis, Emmanuel a fait un CR de la table ronde HEC Santé : « QUELLE EQUIPE POUR LA REUSSITE D’UNE ENTREPRISE DE BIOTECH AUJOURD’HUI ET DEMAIN ? ».
J’approuve à 100% les propos rapportés ici. Il serait aisément possible d’écrire 50 lignes de commentaires favorables sur chacun des points, enseignements ou conseils abordés par les intervenants. A lire par tous les porteurs de projet et dirigeants en biotech (voire investisseurs ?).
Compte rendu réunion HEC santé – Mardi 6 mars 2007
Les questions et sujets abordés :
- La constitution des équipes : le stratège et le scientifique. Quels profils ? Quelles complémentarités ? Expérience d’entrepreneurs qui ont réussi.
- Où trouver les complémentarités ? Qui peut aider ? Importance des pépinières et des - organismes d’aide au développement.
- Les rôles respectifs : les dangers à éviter. Vision des sociétés de conseil experts et des spécialistes du recrutement dans les biotechs.
- Qu’est-ce qui fait rêver les investisseurs ?
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6 mars 2007
David Béchard, fondateur de Endotis Pharma, expose un problème juridique et comptable qui peut menacer les entrepreneurs de PME innovantes.
Après avoir mené Endotis Pharma sur deux tours de table, il a passé la main à la direction de son entreprise, un peu forcé par les investisseurs je crois. Le problème est qu’il s’est fait également “viré” du capital en subissant un “coup d’accordéon”. Toutes les explications sont dans sa lettre ouverte ci-dessous.
Des réactions ? Des propositions ? Des témoignages ?
PME Innovantes et coup d’accordéon : Une protection juridique des entrepreneurs et business angels à mettre en place pour éviter les dévoiements de certaines lois non adaptées aux nouvelles problématiques de ce secteur.
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22 septembre 2006
Même si je suis un peu débordé par toutes mes activités, je ne doit surtout pas oublier d’annoncer les nouveaux lauréats des Associations Entreprendre avec l’appui de Biotech Entreprendre.
- Jean-Marc Ferrier : GRAFTYS
- Fabienne Loisy et Benoit Lebeau : CEERAM
Merci aux dirigeants d’entreprises qui les ont et continueront de les accompagner.
Bien sûr, plus d’info sur le site www.biotech-entreprendre.org
20 mai 2006
D’abord, félécitation aux gagnants de l’an dernier, Michael Le Bail, fondateur et dirigeant de Gelscom, lauréat de Val de Loire Entreprendre et du programme Biotech Entreprendre que j’anime, et à Robert Serero, de la société Urban Medical.
Voici les détails de ce concours qui a pour but de revitaliser la région de Dreux en s’appuyant sur le pôle pharmaceutique de la région.
Qui peut concourrir ?
Les porteurs de projets innovants en Eure-et-Loir, quel que soit le stade du projet.
L’innovation peut concerner des produits, procédés et services dans le domaine de l’industrie pharmaceutique et de ses activités connexes et des biotechnologies:
- R&D et production
- Matériel, procédés et processus
- Médicaments, matières-premières, ingénierie, étude et réalisation de machines spéciales, mécanique de précision, conditionnement, packaging etc.
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24 mars 2006
J’ai rencontré un ancien directeur financier et directeur général de groupes importants, qui a l’expérience d’une introduction en bourse et du management d’entreprises côtées.
Il veut à présent s’orienter vers les PME innovantes. Il souhaite investir un montant significatif dans une PME innovante, y prendre une position managériale forte, et mener l’entreprise sur la voie de levées de fonds et d’une IPO.
Plutôt une PME innovante à caractère industriel ou de service avec du chiffre d’affaires. BioPharma s’abstenir.
M’écrire pour plus d’information. Ceci est une offre sérieuse. Je ne prends pas de commissions.
21 mars 2006

Gilles Nobécourt, Directeur Associé spécialisé en sciences de la vie chez Edmond de Rothschild Investment Partners (qui gère le seul FCPR purement biotech, Bio Discovery II) a fait une présentation très claire du métier d’investisseur en capital dans des jeunes entreprises à fort potentiel, c’est à dire le métier du Capital Risqueur, ou Venture Capitalist (VC).
Je conseille la lecture de sa présentation qui peut être téléchargée sur le site de Centrale Santé. Il explique les différends types de structures de capital risque, la différence avec un banquier, les invariants du métier. J’ai quelques autres billets sur le sujet dans la rubrique Financement de la création.
En marge de cette présentation, Gille Nobécourt m’a expliqué pourquoi les VC sont plus attentif aux multiples de cession que aux TRI.
- Le multiple de cession : c’est le rapport entre le prix de vente net sur le prix d’achat net.
- Le TRI (Taux de Rendement Interne) : c’est la rentabilité annuelle de l’investissement, net de frais
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18 mars 2006
On me demande souvent comment s’inscrire au Club Alfa.
C’est vrai que je connais bien certains membres de l’association. Mais je ne suis pas qualifié pour répondre.
Puisque le sujet fait débat, je propose aux intéressés d’y répondre en commentant à ce billet.
24 janvier 2006
Ayant une bonne expérience de la gestion de projet en informatique, j’ai souvent pesté contre le manque de culture et de savoir faire de gestion de projet dans les biotech françaises, avec les conséquences évidentes :
- prise de risque importante lors des projets de R&D ou de réalisation
- image très peu professionnelle
- dificulté à convaincre pour signer des partenariats ou des contrats
Plus d’excuse, voici 3 logiciels de gestion de projet open-source (et donc gratuit).

(autres vues d’écran de Open Work Bench, celui que j’ai choisi)
Le Techno Centre Logiciels Libres (TC2L) vient de publier une étude sur les solutions logicielles de gestion de projets (sous licence libre) visant à fournir une vision éclairée des alternatives (libres) à MS Project.
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10 janvier 2006
“SA à Conseil d’Administration ou à Directoire ? ”
“Directeur Général et Président non exécutif ? ”
Ces questions se posent sans honte, alors qu’elles étaient incongrues il y a peu (mon commissaire au compte n’avait vu qu’une fois une SA à Directoire et CS avant Equigene !)
Depuis peu, la tendance est très sensible pour une dissociation des fonctions de gestion de celles de contrôle. L’objectif principal est d’éviter un conflit d’intérêt permanent au sein du Conseil :
- Le Conseil (d’administration ou de surveillance) représente les actionnaires, contrôle et décide en leur nom
- Le Directeur Général ou le Directoire dirige les opérations de la société et rend compte au conseil
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5 janvier 2006
Je viens d’entendre Jacques Chirac sur BFM qui annonce vouloir lever 2 milliards d’euros pour les PME.
Voici le communiqué de presse :
PARIS (AP) — Jacques Chirac a souhaité jeudi que deux milliards d’euros soient levés dès cette année sur les marchés financiers avec une garantie de l’Etat pour aider les PME les plus dynamiques.
“Je souhaite que deux milliards d’euros soient levés dès cette année sur les marchés financiers avec une garantie de l’Etat. Ces sommes seront investies dans le capital des PME les plus dynamiques, aux côtés de financements privés”, a déclaré le chef de l’Etat lors de ses voeux aux forces vives.
Jacques Chirac compte sur ces fonds pour “dynamiser la croissance des PME”. “Abondants pour les entreprises installées, les financements sont trop rares pour celles qui se créent”, a-t-il en effet déploré.
Désormais, “l’Etat et les grands groupes publics donneront une préférence, pour leurs achats, aux petites et moyennes entreprises” et “le nombre de prêts aux créateurs d’entreprises passera de 15.000 à 30.000 par an, avec des garanties renforcées pour les entrepreneurs des zones urbaines sensibles”.
Jacques Chirac veut aussi “doubler les moyens des fonds de garantie publics gérés par Oséo, et accroître les aides à l’innovation”. AP
Question 1 : S’agit-il d’une AIDE (avance remboursable) ou d’un INVESTISSEMENT ?
Certais indices laissent penser qu’il s’agit d’une aide remboursable, c’est à dire d’un crédit sans garantie (mais éventuellement avec intérêts). Notamment la référence aux “financement abondants pour les entreprises installées” ainsi que “”le nombre de prêts aux créateurs d’entreprises passera de 15.000 à 30.000 par an”.
Pourtant, le président précise bien : “Ces sommes seront investies dans le capital des PME les plus dynamiques”.
Il y aurait donc 2 MESURES :
- 2 milliards investit en capital avec garantie de l’état
- 15.000 prêts avec garantie de l’état
Question 2 : quel rendement sera promis aux marchés financiers ?
Il faudra des rendements dans les prix de marché ! Donc une concurrence directe avec les GP auprès des LP.
Quel sera l’avantage concurrentiel de l’équipe de gestion ? Une garantie sur les pertes … comme cela existe depuis 1998 dans les biotechnologies ?
Question 3 : Quelle sera la politique de sortie ?
Soit une sortie rapide, c’est à dire environ après 3 à 6 ans, est exigée. Dans ce cas, le fonds d’investissement aura les mêmes contraintes de choix de cibles que les fonds de capital risque. Cela risque de faire monter les valos sur les belles boites, et continuer à laisser de nombreuses jeunes PME rentables mais pas vendables sur le carreau.
Soit l’absence de sortie rapide forcée sera tolérée. Le potentiel de cibles explose d’un seul coup ! Il faudrait par exemple acceptée la sortie en rachat du capital sur les bénéfices, comme je le suggère dans ma série de billets sur le financement des PME innovantes. Mais alors, comment satisfaire les marchés financiers qui ont apportés les 2 milliards ?
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31 décembre 2005
Tous business angels !
2006 est l’année optimale pour cumuler les avantages fiscaux de l’investissement en capital dans les PME.
Le Conseil constitutionnel a annulé il y a deux jours le plafonnement des niches fiscales, qui figurait dans le projet de loi de finances 2006 (voir par exemple l’article du figaro).
Cela va faire plaisir à Philippe Pouletty, car l’avantage fiscal pour la souscription de parts de FCPI restera disponible en 2006 (voir mon billet du mois dernier à ce sujet).
Mais il faut aussi profiter d’une mesure qui disparaitra fin 2006 et qui cumulera exeptionnellement de nombreux avantages : La réduction d’impôt sur le revenu pour la souscription au capital d’une PME
Triple avantages en 2006 :
- Réduction d’impôt
La mesure permet une réduction d’impôt de 25% de la souscription au capital , avec un plafonnement de 5000 € (souscription de 20k€) pour un célibataire ou 10.000 € (souscription de 40k€) pour un couple.
Le détail des conditions d’application peut être lus ici et ici.
- Pas de plafonnement de l’avantage fiscal à 8.000 €
C’est l’origine de ce billet : Le conseil constitutionnel pour 2006 le plafonnement prévu par le gouvernement.
- Défiscalisation des plus-values de cession
Auparavant, seules les JEI permettaient de bénéficier d’une exonération des plus-values de cession de titres. Je crois que la condition est de conserver les titres 5 ans. Mais cette spécificité des JEI disparait.
Les députés ont voté avec le budget 2006 une exonération de l’impôt sur la plus-value réalisée par les particuliers à l’occasion de la revente de leurs actions. Cette exonération, d’un tiers dès la fin de la sixième année de détention des titres, des deux tiers l’année suivante, est totale quand les propriétaires revendent leurs actions au bout de huit ans de détention. Le décompte des années ouvrant droit à cette exonération démarrera au 1er janvier 2006. (De plus, pour “favoriser la transmission d’entreprise”, les années de détention avant cette date seraient prises en compte pour les cessions de titres réalisées par des dirigeants de PME lors de leur départ à la retraite).
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9 décembre 2005
J’ai assisté à la conférence à Génopole de Carlos Moreno, PDG de Sinovia, sur le Comité Richelieu et le pacte PME. Il s’agit selon moi de un des grands enjeux pour les PME de biotechnologies.
Quite à me répéter (plus d’info sur mon billet précédent), toutes les entreprises de biotechnologies qui ont pour clients l’Etat, les grands instituts de recherche, les hôpitaux, les grands groupes pharmaceutiques doivent rejoindre le Comité Richelieu pour défendre leurs accès à ces marchés.
Il faut aussi que le CNRS, l’INSERM, l’AP/HP, les grands groupes pharmaceutiques signent le pacte PME, et qu’ils rejoignent le CEA, la SNCF et la quinzaine d’entreprise publiques ou privés qui se sont engagés à réserver une part importante de leurs achats aux PME.
Mon ami William Saurin, PDG fondateur de Genomining, affirme qu’il faut aller plus loin. Les biotech françaises, les PME innovantes françaises
du comité Richelieux, les PME européennes, toutes doivent militer pour un SMALL BUSINESS ACT Européen. Et quand je lui ai répliqué que c’est impossible de faire comme aux Etats-Unis car la réglementation européennes l’interdit, il m’a demandé “Y a-t-il une loi physique qui empèche un SBA en Europe ? Non. Donc c’est possible.”
Une pétition en ligne est ouverte pour protester contre le fait que L’OMC favorise les PME américaines au détriment des PME européennes. Pétition reprise par de nombreux entrepreneurs blogeurs.
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30 novembre 2005
Le Club Alfa est une association de PME de biotech qui proposent leurs prestations de services aux laboratoires pharmaceutiques.
A l’origine, le Club Alfa était le club des lauréats de la fondation Tremplin Aventis.
Cette fondation a organisé pendant plusieurs années un concours ouvert aux créateurs d’entreprise de biotechnologie ou de santé qui offraient des prestations innovantes pour l’industrie pharmaceutique. Les lauréats recevaient un prix de 30.000 euros et étaient accompagné pendant quelques années par des membres de l’association OTECI (il faudra que je parle de l’OTECI une prochaine fois, cela peut être très intéressant pour les biotech qui ont besoin d’une expertise professionnelle sur des sujets pharma ou chimie).
Il y a une ressemblance évidente avec la méthode d’accompagnement développée par Réseau Entreprendre : validation du projet, sélection des lauréats, accompagnement du dirigeant.
Le Club Alfa est monté à 42 membres, puis, la fondation Aventis a cessé son concours après la fusion avec Sanofi-Synthelabo. L’effectif a baissé ensuite jusqu’à compter une vingtaine de membres actifs qui trouvaient un avantage à conserver des contacts conviviaux et éventuellement business entre sociétés confrontées aux mêmes problèmes de développement.
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24 novembre 2005
Le titre est super accrocheur, et je ne donnerais pas la réponse, d’autant plus que je n’ai jamais levé de fonds.
Je propose en revanche aux entrepreneurs qui envisagent une levée de fonds de lire ce qu’en pensent les VC. Il s’agit de VC américains, car à part Pascal Mercier et épisodiquement Alain Lostis, Christophe Chausson (tous leveur de fonds), peu de français bloguent sur le financement de start-up par le capital risque.
A lire :
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23 novembre 2005
Le comité Richelieu a considérablement évolué depuis sa création. En effet, d’après le site internet :
Le Comité Richelieu a été créé en 1989 par 6 PME : Acsys, Brunet Sicap, Degreane, Gixi, HEF et Photonetics.
Son objectif initial était de faciliter les relations entre les PME françaises et la Délégation Générale pour l’Armement. Le Comité Richelieu a ensuite élargi son champ d’action à l’ensemble des grands comptes, publics ou privés, des secteurs de l’énergie, de la défense, des transports, de l’espace et des technologies de l’information.
En 1997, il a créé la Fédération européenne des PME de haute technologie.
En 2004, le Comité Richelieu a lancé le Pacte PME qui est devenu en 2005, avec le soutien du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie et la participation active d’OSEO, un véritable “Small Business Act” à la française axé sur l’innovation.
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Je me souviens d’une conférence de Lionel Stoleru en 1993 ou 94, où il exposait comment il avait conseillé le gouvernement roumain dans les mois qui ont suivi la chute de Ceauşescu pour jeter les bases d’une nouvelle économie de marché.
Parmi les 4 ou 5 principales mesures qu’il a fait prendre, il en est une qui m’a fortement interpellé : Définir le droit des faillites.
J’étais d’autant plus intéressé que la première boite de mon père, dont j’étais actionnaire, avait dû déposer le bilan quelques années auparavant.
Car il faut le rappeler, la faillite est un des fondement du capitalisme, avec le droit de la propriété, le droit des sociétés, et le droit du crédit bancaire.
En France, on ne dit pas faillite. On préfère parler de dépôt de bilan, c’est à dire très explicitement le dépôt du bilan de la situation financière (actif, passif dont les créances) de la société au tribunal de commerce lorsque elle est en situation de cessation de paiement depuis 15 jours (Quel dirigeant d’entreprise n’a pas été un jour dans l’incapacité de payer un créancier pendant 15 jours d’affilé ?). Après le dépôt de bilan, le tribunal peut décider du redressement judiciaire ou de la liquidation judiciaire.
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19 novembre 2005
Le LEEM a rendu public il y a environ un mois une étude sur les métiers, l’emploi et la formation dans les biotechnologies santé menée en partenariat avec le Comité Adebiotech et le Club Alfa. J’en avais parlé sur ce blog. Le rapport complet est disponible sur le site du Leem.
J’avais lu ce rapport, trouvé le diagnostic fouillé et intéressant, mais j’étais passé à côté de l’essentiel : le plan d’action..
D’abord une précision. Ici, biotechnologie n’est pas pris au sens économique : “ PME dons l’activité principale est en relation avec les technologies et le vivant (= bio-technologie) ”, mais technologique : “ activité de biotechnologie pour la santé des PME et grands groupes ”.
Calculés sur cette base, il y aurait environ 20.000 emplois en biotechnologie en France, répartis à 55% dans les grandes entreprises pharmaceutiques et à 45% dans les PME.
J’ai profité cet après-midi d’une explication en live du plan d’action qui découle de ce rapport.
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17 novembre 2005
Avertissement : l’information ci-dessous est soumise à des restrictions de diffusion, en particulier aux Etats-Unis, au Canada, au Japon ou en Australie.
Après ExonHit (dossier déposé pour Alternext) et les rumeurs pour Genfit (voir toute les news), voilà que BioAlliance dépose un dossier pour une introduction sur Euronext Eurolist.
J’avais évoqué une levée de fonds prévisible suite à la vente de l’activité de diagnostic VIRalliance à Eurofins dans le billet Biotech Service ou Biotech Produit.
Je vois deux enseignements dans cette annonce :
- La JEIC n’est pas nécessaire pour relancer les introductions en bourse des biotech françaises
- Le marché Eurolist, fortement réglementé, et Alternext, beaucoup plus souple, ne sont pas destinés aux mêmes biotech, comme décrit dans le document de lobying en faveur de la JEIC. Les biopharmas auront besoin de procéder à de nouvelles levées de fonds, ce qui nécessite un marché réglementé ouvert aux investisseurs américains (Contrairement à BioAlliance, ExonHit a conservé son activité commerciale, plus importante il est vrai)
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Ce matin, tous les quotidiens nous expliquent les enjeux de la préparation de la Directive REACH qui doit imposer l’évaluation des risques des produits chimiques.
L’évaluation de la toxicité chronique, c’est justement du coeur de savoir faire d’une belle PME de biotechnologie : Vigicell. Je parlais de Eurofins récemment. Je pense que Vigicell a le potentiel d’une aventure similaire. une IPO sur Alternext est envisageable dans quelques années. Le site n’est pas beau, c’est qu’ils n’en ont pas besoin pour avoir des clients !
Toujours dans 20 minutes, hier, un article qui met en avant le potentiel d’une future belle PME.
Le diabète cause environ 50 000 amputations des extrémités des membres par an en France. Le dispositif médical de cette société évite cette opération. Mieux, il existe plusieurs autres applications vasculaires tout à fait impressionantes pour cette technologie. Pas de site internet pour l’instant (et un nom qui n’est pas encore figé).
15 novembre 2005
Je conseille à tous les jeunes entrepreneurs qui envisagent de lever des fonds auprès du capital risque de lire le blog de Jean-Luc Park : I am now, have been, and will be Wrong - VC Basics
Voici quelques uns de ses billets. J’insiste, il vaut mieux tout lire.
Rule #1. Raise money when you can, not when you need it.
Why is there is a lack of smaller size funds ?
So despite all the attention and ink given to the hyped industries, it will be the second generation of businesses, led by the more experienced entrepreneurs that will succeed. If it’s a real trend, then you’ll still make money investing, even in the second wave. And if it’s not, then you’ll have saved money by not investing.
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9 novembre 2005
Quel showman !
Au sommet de la vague génomique. Puis de la post-génomique.
Et maintenant les énergies renouvelables biologiques !
Craig Venter, fondateur du TIGR center, fondateur de Celera, premier séquenceur du génome humain (le sien !), a financé l’expédition Sorcerer II qui parcourt les océans du globe afin de collecter et séquencer l’ADN des micro-organismes marins.
Et maintenant, il crée une compagnie Synthetic Genomics qui concoit et produit des usines biologiques, c’est à dire des organismes synthétiques spécifiques de certaines fonctionalités, c’est à dire des bactéries vidées des gènes inutiles et remplies des fonctions d’intérêt.
Un marché est visé, l’énergie, avec en perspective la future crise liée à l’épuisement des énergies fossiles
Avec ses organismes synthétiques, il prévoit de produire de l’hydrogène, de capter les gaz à effet de serre, de produire des carburants alternatifs. Rien que ça.
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8 novembre 2005
Les pharmas ont besoins de partenariats avec les biotech pour alimenter leurs pipe-line de R&D. Au point même que le rapport de force s’inverse, selon un article du Monde.
La compétition entre les grands laboratoires pour séduire les jeunes pousses porteuses de projets novateurs a atteint un niveau de férocité inouï. Selon une étude menée par McKinsey, pour près d’un contrat de licence sur deux (44 %), 5 à 8 laboratoires sont en compétition. Il y a cinq ans, ce cas de figure n’existait même pas. En 2000, deux laboratoires au maximum se disputaient 67 % des accords de licence.
lire la suite …
Voici un article publié dans le San Francisco Business Times qui vaut la peine d’être lu.
Je crois que la durée de vie sur internet de cet article sera courte. Donc je passe outre le copyright, et je le reprends en intégralité ici.
Outsourcing not out of question for Bay Area biotech companies
Daniel S. Levine
In 2004, Reuters began outsourcing journalism jobs to Bangalore, India.
If one of hundreds of small or mid-sized U.S.-based public companies releases news, a reporter in Bangalore now writes the story. The move, driven by cost-cutting concerns, has been the source of a bitter and ongoing dispute between the wire service and its reporters. But Reuters’ actions have been eye opening for ink-stained wretches like myself, who may have labored under the false impression that whatever threats to job security may lurk, outsourcing was certainly not one.
Sometimes reality smacks me in the face and as much as I’d like to smack it back, it seems to refuse to sit still long enough for me to do so.
So it is without the least bit of shock that I have watched the emergence of outsourcing in the biotechnology industry. If you can outsource journalism jobs to Bangalore, you can outsource biotech jobs anywhere.
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Bruxelles veut réduire les tests sur les animaux.
La “déclaration des 3 R” a été signée par la Commission européenne et six organisations professionnelles. Objectif : “réviser, réduire ou remplacer le recours aux animaux” lors de tests de produits.
la suite …
7 novembre 2005
J’ai eu une discussion passionnante vendredi avec Ming Wei, fondateur et dirigeant de CellVax.
Il a fondé sa société en 2000, après un parcours de “formation à l’entreprise” (sic) chez Genopoïetic et Valigene. L’idée de départ était de développer des vaccins cellulaires contre le cancer, d’où le nom de la société. Mais le projet a changé radicalement sous l’influence d’un investisseur privé ami ayant une forte expérience industrielle … Pourquoi ? Pour répondre aux besoins du marché !
Décision stratégique n°1 de Ming : Ne pas essayer de faire du business avec une technologie donnée, mais utiliser des technologies de pointes pour répondre aux besoins des clients.
Ming a fait faire une étude de marché par Ernst&Young qui a révélé un gros marché potentiel pour les services de R&D en oncologie. Il décide alors de spécialiser sa société dans les études d’oncologie en phase pré-réglementaire pour l’industrie pharmaceutique :
- Prolifération in vitro
- Angiogénèse in vitro/in vivo
- Invasion tumorale in vitro/in vivo
- Modèles murins orthotopiques
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4 novembre 2005