Une étude d’Euler Hermes indique que la baisse des prix structurelle et généralisée des médicaments va acccélérer le phénomène de consolidation dans le secteur pharmaceutique, notamment en Europe de l’Ouest. Alors que les laboratoires doivent trouver des solutions pour maintenir leurs marges.
J’invité à lire le communiqué de presse ou l’article de La Tribune à ce sujet.
Le Monde a aussi publié un article sur cette étude.
Voici des extraits du CP :
1. Croissance de la demande pharmaceutique en volume
- Etats-Unis, en tête des dépenses pharmaceutiques mondiales
- Chine & Inde, relais de croissance des dépenses pharmaceutiques de la prochaine décennie
- Evolution structurellement favorable de la demande mondiale de médicaments grâce à l’allongement moyen de l’espérance de vie
- La croissance en volume des dépenses pharmaceutiques mondiales largement positive
2. Les déficits des systèmes de santé des pays riches deviennent difficilement supportables, et les prix baissent
- les déficits explosents (De 20 à 130 milliards de dollars entre 2001 et 2005 pour le Régime Medicare aux USA. En France, de 2,1 à 8,3 milliards d’euros sur la même période).
- Une tendance moyenne à la baisse des prix se met en place
- La nouvelle offre des « génériqueurs » constitue un facteur structurel de baisse des prix
3. La modification de la demande pharmaceutique mondiale pénalise les grands laboratoires les conduisant à se restructurer
- La pression à la baisse du prix des médicaments rogne la marge des laboratoires pharmaceutiques (marge opérationnelle moyenne des dix premiers laboratoires mondiaux passe de +28 % en 2002 et à moins de 24 % en 2006-2007)
- La productivité de la R&D pharmaceutique décline
4. La baisse des prix touche particulièrement l’industrie pharmaceutique française
- La profitabilité de l’industrie pharmaceutique française s’effrite (une marge d’exploitation qui a diminué de 11,3 % en 2003 à 8,5 % en 2006 et 8 % estimés en 2007).
- Un marché des génériques concentré, encore non rentable mais avec des parts de marché en constante progression
5. Des restructurations prévisibles
- Il faut s’attendre à une réorganisation de la filière pharmaceutique, avec un développement des partenariats en R&D, une concentration des acteurs de taille moyenne, la réduction des forces de vente et des coûts administratifs, l’externalisation de certaines usines et une relocalisation de la production vers les nouveaux marchés. Le risque économique se situe plutôt en amont (Biotech) et en aval (façonniers) de la filière pharmaceutique.
- « Dans la filière pharmaceutique, se développe une déflation importante - notamment en France - et une érosion des marges, mais des bilans encore solides vont permettre de financer les mutations », conclut Laïka Keller, arbitre Euler Hermes SFAC.





