En fait, le titre devrait plutôt être : Projet de création d’un club de BA en biotechnologie et santé.
France Angels a organisé le 13 septembre une réunion de personnes potentiellement intéressées ou concernées par un groupe de Business Angels en biotech.
Nous étions 23 participants, une bonne dizaine de BA, une demi-douzaine de chefs d’entreprise qui ont levé des fonds auprès de BA, quelques VC, France Biotech, quelques consultants et organisations comme Réseau Entreprendre.
J’ai eu le plaisir d’observer un consensus clair sur plusieurs points :
1. il existe deux segments d’investissements bien distincts
- Les PME commerciales :
- BioCRO (=biotech service, selon une mauvaise définition fréquente)
- BioDevice (=produit non pharmaceutique)
- MedTech (=Medical Device)
- Cible type des Business Angels, suivi ou non du capital risque
- Les PME de recherche :
- BioPharma (=biotech produit, selon une mauvaise définition fréquente)
- Capital risque quasi-obligatoire, peu compatible (sauf exception) avec les Business Angels
2. il y a un problème de nombre d’investisseurs, pas de risque
- Quand il y a un sur-risque autour des biotech-medtech, il est en général mieux rémunéré, donc acceptable
- Il faut plus d’investisseurs pour :
- pouvoir suivre ou poursuivre les investissements, les projets étant souvent plus longs ou plus coûteux que dans d’autres domaines (même parmis ceux qui ne sont pas biopharma)
- partager plus de compétence
- S’il y a quelques investisseurs compétents sur les biotech/medtech autour de table, il est réellement faisable d’élargir à des investisseurs qui ne connaissent pas le secteur
3. l’investissement en biotech/medtech peut avoir besoin d’un écosystème spécifique
- des exemples réussit en Italie, Royaule-Unis, Etats-Unis montrent que le marché de l’investissement en biotech se développe bien quand il est organisé avec des “services complémentaires”
- Le contexte de savoir faire, de sortie d’investissement, de mise en réseau peut être amélioré de façon rendre le marché rentable
4. il faut un marché de l’offre et de la demande d’investissement sain et performant (créateur de valeur ajoutée)
- Il est inutile de vouloir soutenir artificiellement l’investissement par les BA. Il y a un marché dynamique, profond, liquide uniquement si les entrepreneurs (l’offre) et la demande (les BA) sont tous réellement gagnants
- les entrepreneurs DOIVENT faire des proposition d’investissement intéressantes aux BA. Cela signifie qu’il doivent professionaliser leur approche : offir “une opportunité de rentabilité“, pas “un projet à financer“
Un groupe de travail s’est constitué (sans moi) pour approfondir ces points.
Toutes personne intéressée peut me contacter, ou s’adresser directement à France Angels.
By the way, Philippe Archinard, PDG de Transgène et nouveau Président de France Biotech a clairement défendu une vision plurielle de la biotech, avec un tissu de PME commerciales de produits et de services au côté des BioPharmas.
Mise à jour le 1er octobre
Le groupe de travail constitué le 13 septembre s’est réuni le lundi 25 septembre.
Pour la première phase de ce projet, il a été définit la méthodologie suivante :
- Réalisation d’un benchmark ayant pour objectif d’identifier les expériences internationales (réseaux de Business Angels spécialisé dans les biotechs, structures financières ayant accueillies des investisseurs privés, etc.) Trois structures ont déjà été identifiées et vont être étudiées.
- Identification de Business Angels ayant une expérience de l’investissement dans le secteur biotech ou sciences du vivant.






C’est le cas à présent avec l’association de BA national autour de la santé, des Medtech, Biotech (www.biotechbusinessangels.com). Ils seront d’ailleurs présents à capital-week le 23 avril dans l’après-midi à Capital Angels http://www.capital-angels.com/ , journée qui sera marquée par une table ronde de présentation du réseau et de ses partenaires. Slts, Yan
Commentaire par Yan Thoinet — 12 avril 2008 @ 17h 56