Je rencontre beaucoup de créateurs d’entreprise un peu novices, qui sont décus quand je leur explique que les capitaux risqueurs voudront vendre leurs parts dans la société, et que, très probablement, le pacte d’actionnaires les obligeront eux même à vendre aussi (l’acheteur veut tout, il faut faire plaisir à l’acheteur).
Il s’agit de la catégorie des créateurs qui n’envisagent pas de céder leur start-up quand elle commence à remplir ses promesses. Le plus souvent, ils sont persuadés que leur boite fera tellement d’argent (!) qu’ils feraient mieux de ne pas la vendre (notez la confusion fréquente entre résultat opérationel, voire EBIT, et dividende).
Alors ces créateurs me demandent : “Mais si les VC veulent vendre, je pourrais peut-être les racheter !? “. Je réponds alors “En effet, il est possible de s’endetter sur les bénéfices futurs pour acheter le capital maintenant, c’est un LBO, mais cela n’est possible que dans des conditions exceptionelles pour une start-up, et cela nécessite le plus souvent un partenaire financier”.
Et bien, c’est arrivé !
C’est une première dans le capital-risque français : le fonds 3i monte un LBO (reprise à effet de levier) pour reprendre les participations de trois fonds de capital-risque (AXA Private Equity, Galiléo et Alpha) présents au capital de la société Poliris (éditrice du site seloger.com). Au total, 3i investit 60 M€ pour racheter 34% du capital.
Plus d’explication sur le blog de Christophe Chausson





