Bio - Tech - Business

Le blog de Xavier Quilliet sur les biotechnologies, les technos en général, la création d’entreprise, …


5 octobre 2005

Biotech santé : 20 000 personnes en France et un potentiel à entretenir. Ou à développer ?

L’industrie pharmaceutique classique est entrée en phase de consolidation depuis 20 ans.
Qu’en est-il pour les biotechnologies ?

J’aurais tendance à dire que les biotechnologies et les technologies pour la santé sont toujours en phase de croissance : création nette d’emplois, création nette d’entreprise.

Selon moi, la tendance d’ici à 2010 reste identique à celle observée depuis 1995 :

  • Les découvertes des laboratoires de recherche conduisent à la création de nouvelles entreprises qui ont un potentiel national, européen ou mondial
  • L’innovation est le fait tant des petites entreprises que des multinationales
  • Les futures PME de demain ne sont pas toutes déjà créées
  • Les entreprises qui mèneront la consolidation dans les 10 ans à venir ne sont pas encore toutes identifiées

Le secteur est plus mature aux Etats-Unis, où les créations d’entreprise et les grands succès économiques sont déjà nombreux. Une interprétation de ces chiffres est que le plus gros potentiel de création d’emplois n’est pas encore arrivé en Europe.

  Entreprises CA (milliard $) Dépenses R&D Emplois
Etats -Unis 1444 42,7 15,5 137.000
Europe 1815 7,7 4,1 27.500
(Entreprises de biotechnologie, rapport Ernst&Young 2004)

Pourtant, l’opinion des industriels est moins optimiste.

Selon une étude du Comité Biotechnologie du Leem, présidé par Marc de Garidel, le secteur des biotechnologie santé compte en France quelque 20 000 personnes, soit 20 % de l’emploi pharmaceutique aujourd’hui, qui travaillent dans le secteur des biotechnologies santé en France. Ces effectifs se répartissent entre « big pharma » (55 %) et jeunes pousses (start-up) (45 %).

Cependant, le chiffre de 20.000 emplois devrait rester stable au cours des prochaines années. Les créations d’emplois ne devraient en effet que compenser les destructions provoquées par les disparitions de petites entreprises. Selon Manuel Gea, président du groupe synergies du LEEM, « Le taux de casse est assez élevé dans ce secteur. Beaucoup d’entreprises nées pendant la bulle des biotechnologies, il y a trois ou quatre ans, vont disparaître. Le secteur va connaître une profonde restructuration. Dans ce processus, la France est en retard sur les Etats-Unis et le Royaume-Uni ».

Où est le retard ? Dans l’entrée en phase de croissance marquée, ou dans l’entrée en phase de restructuration ?

Il faut espérer que la restructuration ne touche que les sociétés affaiblies, et que les entreprises à potentiel fassent plus que absorber la casse.
Personnellement, je sais ce que signifie « l’épuration du secteur », et je ne me serais jamais engagé dans le Programme Biotech Entreprendre de Réseau Entreprendre sans l’espérance d’une croissance possible du secteur des biotechnologies.

Un commentaire »

  1. Il faudrait être un peu plus sérieux quand on parle d’emplois !

    Je crois qu’un peu plus de sérieux et de cohérence serait vraiment utile.
    Je viens de lire un communiqué de presse du CNRS pour mettre en avant le pôle “Innovations thérapeutiques” alsacien.
    Les chiffres annoncés sont impres…

    Trackback par Bio - Tech - Business — 4 mars 2006 @ 23h 28

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